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Réseau mondial de surveillance terrestre du pergélisolAu GTN-PLe Système mondial d'observation du climat (SMOC) et le Système global d'observation terrestre (SGOT), par l'entremise du Terrestrial Observation Panel for Climate (TOPC) et du Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) ont établi que les conditions thermiques du pergélisol et les caractéristiques de la couche active étaient les principales variables de surveillance de la cryosphère. Les variations de température du pergélisol reflètent celles qui se manifestent à la surface et sont, par conséquent, un indicateur utile du changement climatique. Il est nécessaire de mettre sur pied un réseau mondial de surveillance du pergélisol pour déceler et surveiller les variations spatiales et temporelles observées dans la couche active et le pergélisol. À ses réunions tenues en juin 1998 à Yellowknife, le conseil de l'International Permafrost Association (IPA) a adopté deux résolutions pour faciliter l'élaboration d'un réseau et la prestation de services de surveillance du pergélisol. L'IPA a, par la suite, élaboré une stratégie et des documents de mise en ouvre en tenant compte des observations du SMOC. En février 1999, le comité directeur du SMOC a approuvé la création du réseau mondial de surveillance terrestre du pergélisol (GTN-P). La gestion de l'élaboration et de la mise en oeuvre du réseau est gérée par l'International Permafrost Association. Le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) a envoyé des lettres d'invitation aux pays et organismes participants. Des parties du réseau GTN-P sont déjà en place grâce à des projets financés par des gouvernements nationaux et des administrations régionales. Il existe déjà un réseau de 80 sites répartis dans 12 pays et relevant du Circumpolar Active Layer Monitoring (CALM) Network (réseau circumpolaire de surveillance de la couche active) de l'IPA. On mesure également les températures dans des sondages à 33 sites du réseau de surveillance de la couche active. Quelque 200 sondages de différentes profondeurs pourront servir à la surveillance des variations de la température du pergélisol. Le projet de la Communauté européenne, Pergélisol et Climat en Europe (PACE) a permis d'amorcer l'instrumentation de neuf sondages dans des régions montagneuses allant de l'Espagne et de l'Italie à l'archipel Svalbard. Afin d'assurer une bonne couverture régionale et mondiale, on fera un choix final des sites de sondage tout en tirant profit des installations déjà en place. Des lignes directrices sur le choix des sites est en cours de rédaction. De plus, le choix des sites devra être fondé sur le système hiérarchique d'observations de surface du SMOC-SGOT que l'on désigne à l'aide de l'acronyme GHOST (Global Hierarchical Observing Strategy). La participation aux réseaux SMOC/SGOT facilitera l'utilisation des données par des organismes internationaux comme le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) et l'Arctic Climate Impact Assessment (ACIA) (évaluation des incidences du climat de l'Arctique) et permettra de mieux justifier le financement national et multinational. Le rôle initial du réseau de surveillance du pergélisol de l' IPA est d'organiser la collecte et la distribution systématiques de données normalisées. La Commission géologique du Canada assure la gestion des données internationales pour le programme de surveillance des températures en sondage du réseau GTN-P et gère le site Web du GTN-P à partir de son site Web sur le pergélisol. Les métadonnées des sites du réseau ainsi que les données régulièrement présentées y seront accessibles. Les données du réseau GTN-P seront subséquemment archivées par le National Snow and Ice Data Centre à Boulder (Colorado) dans le cadre de la base mondiale de données géocryologiques de l'IPA. Des résumés et des interprétations de données seront présentés tous les cinq ans. |
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